Entrée en vigueur ce mercredi, la mesure découle d’une enquête approfondie lancée fin novembre 2024 et clôturée en novembre 2025. Elle confirme l’existence de pratiques de dumping jugées manifestement déloyales : les importateurs égyptiens auraient vendu sur le marché marocain à des prix inférieurs à ceux du marché domestique, affectant lourdement les industriels nationaux.
Dans le détail, deux niveaux de droits antidumping ont été retenus. Les exportateurs issus de l’Egyptian Petrochemicals Company (EPC) font face à une taxe de 74,87 %, tandis que tous les autres exportateurs égyptiens devront s’acquitter d’un taux encore plus élevé, soit 92,19 %. Ces chiffres, parmi les plus sévères observés dans des enquêtes similaires, témoignent de la fermeté de Rabat face à ce qu’il considère comme une concurrence déloyale.
Entrée en vigueur ce mercredi, la mesure découle d’une enquête approfondie lancée fin novembre 2024 et clôturée en novembre 2025. Elle confirme l’existence de pratiques de dumping jugées manifestement déloyales : les importateurs égyptiens auraient vendu sur le marché marocain à des prix inférieurs à ceux du marché domestique, affectant lourdement les industriels nationaux.
Dans le détail, deux niveaux de droits antidumping ont été retenus. Les exportateurs issus de l’Egyptian Petrochemicals Company (EPC) font face à une taxe de 74,87 %, tandis que tous les autres exportateurs égyptiens devront s’acquitter d’un taux encore plus élevé, soit 92,19 %. Ces chiffres, parmi les plus sévères observés dans des enquêtes similaires, témoignent de la fermeté de Rabat face à ce qu’il considère comme une concurrence déloyale.
Pour le lecteur marocain, ces chiffres se traduisent par une protection renforcée d’une filière locale stratégique, où la production nationale avait commencé à perdre du terrain face à la montée des volumes importés, souvent sous-cotés. Les autorités ont relevé une baisse des parts de marché locales, une rentabilité affaiblie et une pression persistante sur les prix internes, conséquences directes selon elles de l’afflux de PVC à prix dumping d’origine égyptienne.
Du côté des services douaniers, une instruction a été donnée pour encaisser définitivement les montants consignés depuis la mise en place des droits provisoires en juin 2025, ainsi que la TVA afférente à ces prélèvements. Cela signifie que les sommes collectées en attendant la décision finale ne resteront pas bloquées indéfiniment, mais seront intégrées aux recettes de l’État, renforçant ainsi les marges de manœuvre budgétaires.
Sur le terrain, certains acteurs économiques observent déjà des effets immédiats. Chez les transformateurs marocains de matériaux plastiques, on perçoit un soulagement prudent, tant la concurrence égyptienne avait créé une distorsion des prix. D’autres, en revanche, appellent à une stratégie plus globale : protéger ne suffit pas si l’on ne stimule pas également l’innovation, la qualité et l’accès à de nouveaux marchés.
Critiques et défenseurs s’accordent toutefois sur un point : cette mesure s’inscrit dans une thématique plus vaste de rééquilibrage des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Égypte, pays partenaires liés par des accords, mais confrontés à des déséquilibres croissants dans certains secteurs.
Alors que le Maroc affirme sa volonté de sauvegarder ses industries, cette décision devrait nourrir le débat public sur le juste équilibre entre protectionnisme et ouverture, dans un contexte où la nouvelle génération d’acteurs économiques marocains aspire à une économie plus compétitive, inclusive et résiliente.
Pour le lecteur marocain, ces chiffres se traduisent par une protection renforcée d’une filière locale stratégique, où la production nationale avait commencé à perdre du terrain face à la montée des volumes importés, souvent sous-cotés. Les autorités ont relevé une baisse des parts de marché locales, une rentabilité affaiblie et une pression persistante sur les prix internes, conséquences directes selon elles de l’afflux de PVC à prix dumping d’origine égyptienne.
Du côté des services douaniers, une instruction a été donnée pour encaisser définitivement les montants consignés depuis la mise en place des droits provisoires en juin 2025, ainsi que la TVA afférente à ces prélèvements. Cela signifie que les sommes collectées en attendant la décision finale ne resteront pas bloquées indéfiniment, mais seront intégrées aux recettes de l’État, renforçant ainsi les marges de manœuvre budgétaires.
Sur le terrain, certains acteurs économiques observent déjà des effets immédiats. Chez les transformateurs marocains de matériaux plastiques, on perçoit un soulagement prudent, tant la concurrence égyptienne avait créé une distorsion des prix. D’autres, en revanche, appellent à une stratégie plus globale : protéger ne suffit pas si l’on ne stimule pas également l’innovation, la qualité et l’accès à de nouveaux marchés.
Critiques et défenseurs s’accordent toutefois sur un point : cette mesure s’inscrit dans une thématique plus vaste de rééquilibrage des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Égypte, pays partenaires liés par des accords, mais confrontés à des déséquilibres croissants dans certains secteurs.
Alors que le Maroc affirme sa volonté de sauvegarder ses industries, cette décision devrait nourrir le débat public sur le juste équilibre entre protectionnisme et ouverture, dans un contexte où la nouvelle génération d’acteurs économiques marocains aspire à une économie plus compétitive, inclusive et résiliente.












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